Vertus thérapeutiques des jeux vidéo

michaelstora

Chez Manzalab, Michael Stora ne prend pas seulement place dans l’un des fauteuils de « partenaires experts » : il occupe le poste de Directeur scientifique. Au départ cinéaste, il est par la suite devenu psychologue et psychanalyste. En 2000, il a été l’un des fondateurs de l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines (OMNSH) qui réunit des chercheurs et publie leurs contributions universitaires. Nous aurons assurément l’occasion de l’interviewer, prochainement.

La page dédiée à Michael n’en fait guère mystère, il est un passionné de jeux vidéo. Chaud partisan de leurs usages, il se passionne notamment pour leurs vertus thérapeutiques.

Au fil de nos notes, depuis la création récente de ce blog, nous insistons sur cette légitimité du jeu en tant que support efficace des apprentissages ; et cela s’avère pour tous types de publics, de tout âge et de toutes conditions.

De nombreux studios et développeurs, en collaborations étroites avec les équipes médiales, créent et conçoivent désormais de nouveaux jeux à vocation thérapeutique. Les résultats en sont aujourd’hui validés, et de plus en plus souvent, par de nombreux hôpitaux et centres de recherches.

Sur ce point, Michael Stora nous recommande un article du site www.hitek.fr qui présente cinq jeux conçus par différentes sociétés, dont les vertus sont aujourd’hui clairement reconnues.

DigRush est un jeu développé pour combattre l’amblyopie, cette différence d’acuité visuelle qui touche de 2 à 5% de la population. À la fin de la période test de six semaines, 90% des personnes testées ont retrouvé une vision binoculaire ! La difficulté n’est pas pour autant résolue, car ce déficit est sujet à de nombreuses phases de rechutes. Mais les résultats sont encourageants et ouvrent forcément des perspectives…

Plus spectaculaire ? Le jeu Voracy Fish est destiné aux personnes ayant subi un « AVC » (Accident Vasculaire Cérébral). Sachant qu’une personne sur deux conservera des séquelles plus ou moins importantes de cette pénible épreuve, selon la partie du cerveau touchée, ce jeu encourage la rééducation motrice du bras atteint.

Utilisant la technologie Kinect de Microsoft, le joueur-patient contrôle les mouvements d’un poisson qui doit en dévorer d’autres, et éviter de l’être lui-même par un poisson plus gros, ou de trépasser sur une mine… Au fil des niveaux, le patient peut évaluer la récupération progressive de ses fonctions sensori motrices.

L’article d’Hitek présente également des jeux permettant d’améliorer l’état d’adolescents en dépression, de personnes atteintes d’Alzheimer (en stade léger), et de la maladie de Parkinson.

Autant de pistes passionnantes où se retrouvent connectés la science, le divertissement, et le mieux-être des personnes.

 

Lire l’article : http://hitek.fr/actualite/jeux-video-therapeutiques-maladies_7741