L’experiencing : l’approche du serious game par Manzalab

virtual reality head. Color illustration. Vector version.

Manzalab part d’un constat : depuis dix ans, les domaines de la formation et de l’accompagnement du collaborateur ont considérablement évolué. Les innovations technologiques ont entraîné le développement des modalités e-learning, nées de la conjonction du multimedia et du déploiement d’internet. Aujourd’hui, jeu vidéo et réalité virtuelle constituent des faits sociétaux. Ils sont entrés pleinement dans le champ de la culture (et non d’une « sous-culture »).

C’est cette évolution qui permet le développement de cette nouvelle modalité très pertinente, qu’est le serious game. Mes amis de Manzalab définissent le Serious Game comme un outil de formation qui utilise les savoir-faire et technologies, issus du jeu vidéo. Mais en quoi cela crée-t-il une approche nouvelle ?

Experiencing : une approche totalement nouvelle

Hier, la formation se résumait au « learning »: apprendre. Puis est venue la deuxième phase, celle du « training ». La formation invitait à répéter, à tester, à s’entraîner.
Les équipes de Manzalab travaillent déjà à proposer la prochaine phase. « Nous l’avons baptisée « Experiencing », m’explique Clément Merville. Créer des simulations très interactives de situations professionnelles. L’objectif est alors de faire vivre ces simulations comme des expériences réelles ».

Ces nouvelles démarches sont aujourd’hui très bien accueillies dans le monde de l’entreprise. La vraie nouveauté, c’est que le jeu vidéo passionne désormais autant les femmes que les hommes. Elles sont souvent mordues, pour ne pas dire « accro »; par exemple aux « casual games » comme Candy Crush, auxquelles elles jouent souvent sur leur smartphone. La culture jeu est désormais installée, à tous les niveaux de la pyramide des genres et des âges. Du coup, le monde de l’entreprise se sent prête à accueillir cette nouvelle modalité.
« L’accueil est bon au niveau des directions et des collaborateurs, et nous faisons la démonstration, jour après jour, sur le terrain, que le Serious Game est bien plus efficace que le e-learning classique », répète inlassablement Clément; avec une force de persuasion qui parfois m’épate, moi qui le connaît quand même depuis quelques années. Il faut bien admettre qu’il sait déstabiliser les éventuels sceptiques.

Mais continuons à nous faire l’avocat du diable. Question : tout ceci rend-il pour autant les serious games efficaces ?

« Nous répondons clairement oui, rétorque Clément sans hésitation: car tous nos jeux s’appuient systématiquement sur la théorie des « 4 piliers de l’apprentissage », mise en évidence par les sciences cognitives.

Rappelons que ces 4 piliers sont :
• la mise en attention,
• l’engagement et la mobilisation des émotions,
• l’exposition répétée à la connaissance à acquérir,
• enfin un apprentissage fait au travers de séquences d’essais/erreurs.

Quatre piliers qui constituent la grammaire même du jeu vidéo. Plus l’immersion est forte, plus elle rapproche l’expérience vécue dans le Serious Game, d’une expérience réelle. Les piliers agissant ensemble offrent une efficacité optimale.

L’experiencing est donc déjà une réalité. C’est une des raisons qui pousse Manzalab à produire un tel effort de R&D, plus de 30% de l’activité. Cet effort concerne autant les sciences cognitives elles-mêmes, que les technologies immersives, comme l’usage des casques de Réalité Virtuelle Oculus Rift.

Manzalab travaille aussi sur des jeux accessibles directement sur smartphone (« Mobile VR »). On vous montrera bientôt comment, et pourquoi…